Optimisations de la production d'hydroélectricité à Tahiti

publié le 15-09-2020 par AE_LudovicSchneider

Marama Nui termine les travaux de réhabilitation du barrage hydroélectrique de Faatautia entamés il y a six ans.

Plus la Polynésie aura de puissance garantie en thermique, plus cela facilitera l’arrivée des énergies renouvelables. Plus le mix énergétique sera diversifié, plus la fourniture d’électricité sera sécurisée. Tel est l’un des message d’Électricité de Tahiti (EDT) qui, à l’occasion de la fin des travaux de réhabilitation de l’un des plus importants barrages hydroélectriques de Tahiti, a évoqué avec La Dépêche de Tahiti les enjeux de la transition énergétique dans laquelle le Pays s’est engagé.

Le barrage de Faatautia à Hitia’a, dans la commune la plus arrosée de Tahiti, reprend pleinement du service après six années de travaux de sécurisation.

Cette retenue de 550 000 m3 stocke quatre à cinq jours de production de la vallée. Marama Nui peut la laisser tout le temps pleine, auquel cas elle offre de la puissance garantie mais ne produit pas d’hydroélectricité.

Quand une crue arrive, l’eau est en effet perdue puisqu’elle est évacuée par l’immense déversoir. Avec ses outils de prévision météo qui ont considérablement évolué au cours des dernières années, Marama Nui essaie à présent d’anticiper l’arrivée des crues, puis de vider le barrage au maximum en attendant que la crue arrive, ce qui produit de l’électricité.

« La météo tropicale en montagne et au milieu d’un océan, c’est très compliqué à prévoir », admet Yann Wolff, directeur général de Marama Nui et directeur des exploitations Tahiti chez EDT-Engie. « Si on se trompe dans notre prévision, notre seul recours reste le thermique. C’est pareil pour le solaire dont la production peut s’écrouler rapidement en fonction des conditions. C’est pour cela que le thermique et le renouvelable ne sont pas concurrents mais complémentaires, contrairement à ce que l’on pourrait penser. »

Optimiser l’hydroélectricité

L’hydroélectricité, qui représente aujourd’hui en moyenne 35 % de la production, devrait monter en puissance dans les prochaine années, espère Marama Nui. D’abord parce que l’opérateur a en projet la modification d’un ouvrage à Papenoo, appelé cote 95. Le dossier est en cours d’instruction auprès du Pays. Ce chantier de 1,5 milliard de francs d’investissement, que Marama Nui espère lancer dans 18 mois, devrait rajouter 5 gigawatts/heure par an, soit une hausse de 3 % de la production. « Un deuxième projet majeur a été validé début juillet par le Pays : une grosse batterie installée à Punaruu qui nous permettra, en permanence, d’éteindre un groupe thermique qui faisait de la sécurité réseau », précise Yann Wolff. « Cela permettra plus de place pour les énergies renouvelables, l’hydroélectricité la nuit quand il y a des crues et le solaire en journée et le week-end. On va pouvoir baisser la part du thermique dans les phases de pilotage complexes des énergies, sans dégrader la qualité de service pour les usagers. »

 

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Source (texte et image) : La Dépêche de Tahiti 


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