Décarboner la flotte des navires polynésiens
Publié 09-08-2024 par PCPF_BaptistePermalien
- Réduire les émissions de GES dues au transport maritime
| Début du projet | Fin estimée | Fin effective |
| n.c. | n.c. | n.c. |
Finalités
- ☑ La lutte contre le changement climatique
- ☐ La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources
- ☐ La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations
- ☐ L’épanouissement des êtres humains
- ☑ Une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables
Le transport maritime constitue un poste important de consommation d’hydrocarbures en Polynésie française, en raison de son rôle essentiel dans la desserte des archipels et l’approvisionnement du territoire. En 2024, il consomme 29,2 millions de litres de gazole, contre 22,9 millions de litres en 2010, soit une hausse de 27 %.
La consommation est majoritairement portée par les goélettes assurant la desserte des îles, avec 19,2 millions de litres en 2024, soit environ 66 % de la consommation totale du secteur. Les navires NGV représentent le deuxième poste, avec 9,6 millions de litres, soit environ 33 %, tandis que les navettes communales restent marginales, avec 395 000 litres consommés.
Cette consommation génère 98 ktCO₂e en 2024, contre 77 ktCO₂e en 2010, dont 78 ktCO₂e liées à la combustion directe et 20 ktCO₂e liées aux émissions amont des carburants.
Deux leviers sont aujourd’hui mobilisables pour décarboner la flotte des navires en Polynésie française.
1. L’électrification des usages portuaires, à partir d’une production d’électricité renouvelable.
Ce levier suppose la mise en place d’infrastructures d’électrification des quais, avec une puissance suffisante pour alimenter les navires – y compris pour la propulsion lorsqu’elle est électrique ou hybride. Sa mise en œuvre nécessite une concertation étroite entre les différents acteurs concernés, notamment le Port Autonome de Papeete (PAP).
2. Le renouvellement de la flotte, par l’acquisition de navires moins polluants intégrant des technologies propres.
Le Na Hiro e Pae en constitue une illustration : long de 89 mètres, large de 17,5 mètres et doté d’un tirant d’eau en charge de 4 mètres, ce navire est équipé d’une turbo-voile (« e-sail ») et de deux moteurs électriques de 1 600 kW chacun. Grâce à ces innovations, son empreinte carbone devrait être significativement inférieure à celle du Tuha’a Pae IV.
La flotte interinsulaire polynésienne compte actuellement 20 navires. Sur ce total, 4 navires ont déjà été renouvelés depuis 2023, et 3 autres sont en cours d’acquisition ou de mise en service d’ici 2026, soit 7 navires renouvelés ou en cours de renouvellement, représentant environ 35 % de la flotte. Cet effort de modernisation est d’autant plus nécessaire que près de 40 % des navires actuellement en service ont plus de 40 ans.
Tâches programmées
-
en coursElectrifier le quai des ferry avec une puissance suffisante pour leur propulsion (cf action du Port Autonome de Papeete)
-
en coursRenouveler la flotte des navires Polynésiens
Impacts
Indicateurs
| Valeur graphique | Nom de l'indicateur |
2025 ![]() | Quantité de carburant consommée du transport maritimeRésultat |


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