Améliorer la gestion des déchets dangereux (STPGD)

Publié 10-04-2026 par Johan_Letang

Cible(s) : Pays, Communes
Objectif(s) :

Réduire les risques sanitaires et environnementaux liés aux déchets dangereux sur l'ensemble du territoire polynésien en augmentant significativement les tonnages collectés et traités dans des filières autorisées, en développant des capacités locales de pré-traitement et en sécurisant les filières d'exportation vers les pays disposant des installations adaptées.

Objectif opérationnel :
  • Augmenter de 30 % par rapport à 2020 le tonnage de déchets dangereux collectés et traités dans des filières autorisées à l'échéance 2035, en densifiant le réseau de collecte et en encourageant les communes éloignées à rapatrier leurs déchets dangereux vers Tahiti.
  • Développer des capacités locales de pré-traitement des déchets dangereux permettant de réduire les volumes à exporter, de récupérer les matériaux valorisables et de diminuer les coûts de gestion associés au transport international.
  • Sécuriser et diversifier les filières d'exportation vers des pays disposant des capacités techniques de traitement nécessaires, afin de garantir la continuité du service en toutes circonstances et de répondre aux exigences réglementaires internationales.
Début du projet Fin estimée Fin effective
02-01-2024 31-12-2035 n.c.

Finalités

  • La lutte contre le changement climatique
  • La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources
  • La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations
  • L’épanouissement des êtres humains
  • Une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables

Les déchets dangereux représentent une menace sérieuse pour l'environnement et la santé humaine en Polynésie française. Leur mauvaise gestion peut entraîner une pollution des sols, de l'eau et de l'air aux conséquences graves et durables pour la biodiversité et les populations. En 2025, 2 856 tonnes de déchets dangereux ont été exportées depuis la Polynésie française vers des filières de traitement autorisées, un volume qui ne représente qu'une fraction des gisements réellement produits sur le territoire, le reste étant trop souvent abandonné dans des décharges sauvages, rejeté dans l'environnement ou mal géré faute d'alternatives accessibles et abordables.

La situation est particulièrement préoccupante dans les archipels éloignés, où l'absence d'installations de collecte et de traitement conformes, combinée au coût prohibitif du fret maritime vers Tahiti, conduit à l'accumulation de déchets dangereux comme les DEEE, VHU, piles, huiles, fusées de détresse, dans des conditions ne présentant aucune garantie de protection de l'environnement. Sur les Îles du Vent, si le dispositif de collecte est plus structuré grâce à l'action du Syndicat Fenua Mā, les capacités de pré-traitement local restent insuffisantes, obligeant à exporter des volumes importants de déchets insuffisamment traités, à des coûts élevés et avec des risques liés à l'instabilité des filières internationales.

La gestion des déchets dangereux est par nature une compétence qui requiert une centralisation des moyens, une expertise technique pointue et des relations internationales stables. Elle nécessite également une vigilance permanente face aux évolutions des réglementations internationales, notamment dans le cadre de la convention de Bâle sur les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux, dont les dispositions peuvent affecter directement l'accès de la Polynésie française aux filières de traitement disponibles à l'étranger.

contenu

L'action vise à structurer une chaîne complète et sécurisée de gestion des déchets dangereux sur le territoire polynésien, depuis leur collecte jusqu'à leur traitement final, en développant simultanément les capacités locales de pré-traitement et la sécurisation des filières d'export.

Elle repose sur le principe que les déchets dangereux, du fait de leur nature et de leur dangerosité, nécessitent une prise en charge centralisée et spécialisée que les communes ne peuvent assurer seules. Le Pays, qui a récupéré la compétence en matière de collecte et de traitement des déchets dangereux des ménages, doit donc se doter des outils techniques, financiers et diplomatiques nécessaires pour exercer cette responsabilité sur l'ensemble du territoire.

Le développement de capacités locales de pré-traitement constitue un investissement stratégique permettant à la fois de réduire les volumes et les coûts d'export, de récupérer des matériaux valorisables et de maîtriser les risques environnementaux liés au stockage intermédiaire. La sécurisation et la diversification des filières internationales de traitement représentent quant à elles un impératif opérationnel dont dépend directement la capacité du Pays à garantir une gestion conforme de ces déchets en toutes circonstances.

Tâches programmées

0/3 tâches réalisées (soit 0 %)
  •  
    à faireCréer des installation de pré-traitement des déchets :
    - Construction d'un centre de démantèlement des DEEE (gisement estimés à 2 000 tonnes/an)
    - Etudier la construction d'un ou plusieurs centres de pré-traitement des VHU

  •  
    en coursTraiter les déchets dangereux :
    - Augmenter les quantités et types de déchets rapatriés des îles éloignées
    - Augmenter le gisement de déchets dangereux exportés (augmentation de 30% d'ici 2035)
    - Etudier la faisabilité du traitement des batteries lithium ion en Polynésie française
    - Densifier le réseau de collecte de déchets dangereux
    - Encourager la construction de déchèteries
    - Étudier la possibilité de collecter d’autres types de déchets dangereux en apport volontaire et les déployer

  •  
    en coursSécuriser les filières de traitement des déchets dangereux :
    - Renforcer les contacts avec les autorités de la Nouvelle Zélande et de la Corée du Sud
    - Prospection de nouvelles filières d'export de déchets dangereux
    - Renforcer les contacts avec les compagnies maritimes et assureurs

Impacts

Adaptation1/3
Atténuation2/3
Qualité de l'air2/3
Élu(s) référent(s) : MPR
Coordinateur(s) : DIREN
Partenaires : CCISM, Fenua Ma, Communes, Associations, Entreprises
Responsable(s) : Crysse TERIIEROOITERAI (CrysseMPR)
Équipe projet :

- Ryan LEOU

- Heinui TEPAHAUAITAIPARI

- Heiava SAMG MOUIT

Budget (en millions XPF) : 1 677

Indicateurs

648

Valeur de l'indicateur : 648 (tonnes)

Minimum : 0

Maximum : 1000

Valeur seuil : 750

tonnes
2020
Tendance globale de  l'indicateur
Volume de déchets dangereux traitésRésultat

Groupe de travail

Consommation & déchets

Priorité : Haute / Echelle : Polynésie française / Pilier : Pilier 3 - Vivre et consommer durable /
Tag : Déchets

Commentaires

Aucun commentaire n'a été posté.

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des commentaires. Si vous disposez d'un compte, . Vous pouvez aussi créer un compte.